En Alsace, la hausse du fioul domestique alourdit le budget des ménages

En Alsace, la hausse du fioul domestique alourdit le budget des ménages
Fioul : budget sous pression

Dans le Bas-Rhin, les foyers qui se chauffent encore au fioul voient leurs dépenses énergétiques augmenter fortement à l’approche de l’hiver. Cette pression budgétaire reste sensible dans une région où ce combustible équipe encore une part notable des résidences principales.

Points forts

  • Le prix du fioul domestique atteint 2,06 euros le litre en octobre, soit un doublement par rapport à mai 2025 dans le Bas-Rhin.
  • Près de 9 % des résidences principales en France restent chauffées au fioul, rendant de nombreux ménages vulnérables à la volatilité des prix.
  • Des factures de 2 460 euros pour 1 200 litres imposent une pression budgétaire importante, conduisant certains foyers à réduire leur consommation.

Livraisons sous tension dans le Bas-Rhin

Comme le rapporte Le Monde, la petite société Ludwiller Energies accompagne sa tournée de livraison d’un geste commercial modeste, un calendrier offert à chaque client, alors que les factures de fioul domestique pèsent de plus en plus lourd sur les budgets. À Erstein, près de Strasbourg, Florian Schuzger, responsable d’agence, suit en octobre un camion de 19 tonnes dans les villages du canton, au contact direct de ménages confrontés à la flambée des prix.

Le fioul domestique reste un poste de dépense majeur pour les maisons qui dépendent encore de ce dérivé du pétrole. Dans le pays, près de 9 % des résidences principales sont toujours chauffées au fioul, ce qui expose encore une part significative des ménages aux variations de prix de cette énergie.

Des factures proches d’un mois de salaire

Le cas d’Anne Schecklé illustre cette pression sur le pouvoir d’achat. Cette aide-soignante de 60 ans paie un peu plus de 2 460 euros pour 1 200 litres, soit 2,06 euros le litre, un niveau présenté comme deux fois supérieur à celui payé en mai 2025.

La hausse frappe même des logements de taille modeste. Installée dans une quarantaine de mètres carrés au-dessus de l’ancienne boulangerie familiale à Nordhouse, elle explique déjà limiter ses usages quotidiens pour contenir ses dépenses, signe que la montée des coûts énergétiques se répercute directement sur la consommation des foyers.

Dans notre précédent article sur le poids croissant des charges fixes des ménages, nous expliquions que les dépenses « préengagées » absorbent désormais près de 30 % du revenu disponible, réduisant fortement le reste à vivre. Nous soulignions que toute nouvelle hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation frappe plus durement les foyers modestes, déjà contraints d’arbitrer entre des dépenses essentielles.

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