Le budget des ménages freine les départs de la Toussaint en France

Le budget des ménages freine les départs de la Toussaint en France
Budget freine la Toussaint

Les vacances de la Toussaint figurent parmi les premiers arbitrages des ménages français quand le pouvoir d’achat se tend. Cet automne, l’inflation, la hausse des prix alimentaires et les dépenses de fin d’année poussent certains foyers à renoncer à quelques jours de déplacement.

Points forts

  • De nombreux ménages français renoncent aux vacances de la Toussaint en raison de la hausse du coût de la vie et du carburant.
  • Des familles avec des revenus moyens, comme celle de Maryline avec un salaire net de 1 900 euros, privilégient la prudence face à des charges accrues en fin d’année.
  • Le secteur du tourisme observe une baisse notable des réservations pour la Toussaint, avec une demande plus sélective selon les régions et types d’hébergement.

Arbitrages budgétaires avant la pause d’automne

Comme le rapporte Le Monde, plusieurs Français disent renoncer à leurs vacances de la Toussaint faute de budget suffisant, dans un contexte de hausse du coût de la vie et du carburant.

Maryline, documentaliste de 45 ans installée à Dijon, avait pris l’habitude de partir dans le Sud avec ses filles pendant cette période, profitant de tarifs plus accessibles qu’en été. En 2025, elle avait passé quatre jours à Sète, dans l’Hérault, et l’année précédente elles étaient parties à Barcelone en train.

Cette année, elle renonce pourtant à ce séjour, estimant que son salaire net de 1 900 euros, qu’elle juge correct mais modeste, ne lui permet plus d’absorber la hausse des prix alimentaires. Elle explique aussi vouloir rester prudente face aux charges de fin d’année, entre les fêtes et une régularisation de facture énergétique attendue en novembre, après un rappel de 450 euros demandé par son fournisseur de gaz l’an dernier.

Des réservations contrastées selon les profils

D’autres lecteurs ayant répondu à un appel à témoignages évoquent le même type de contraintes financières. Parmi eux figurent notamment un couple d’enseignants du secondaire et un maître de conférences, qui disent également avoir abandonné leur projet de départ faute de pouvoir financer le voyage.

Le cas de ces ménages illustre une tendance plus large pour le secteur du tourisme, où la pause automnale apparaît comme une dépense plus facilement sacrifiée que les vacances d’été. Selon le résumé de l’article, les réservations s’annoncent contrastées selon les régions et les types d’hébergement, signe d’une demande plus sélective dans un marché soumis à l’érosion du pouvoir d’achat.

Dans notre précédent article sur le poids croissant des charges fixes des ménages en France, nous expliquions que les dépenses préengagées absorbent désormais près de 30 % du revenu disponible, réduisant fortement le « reste à vivre ». Nous montrions comment la hausse des prix de l’énergie, de l’alimentation et du carburant accentue cette pression et pousse de plus en plus de foyers à renoncer à des dépenses jugées non essentielles.

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