Vencorex, le projet Exalia abandonne définitivement sa relance industrielle en Isère

Vencorex, le projet Exalia abandonne définitivement sa relance industrielle en Isère
Exalia : relance stoppée

Conçu après la reprise partielle de Vencorex par le groupe chinois Wanhua, le projet Exalia est désormais abandonné définitivement par ses porteurs. Cette issue met fin à une tentative de relance d'une partie de l'activité chimique au Pont-de-Claix, avec un plan qui visait plus de 250 emplois directs à court terme.

Points forts

  • Les porteurs du projet Exalia annoncent l'abandon définitif de la relance industrielle après l'échec de toutes les offres de reprise.
  • Le tribunal de Lyon a rejeté l'offre de Séverine Dejoux et Olivier Six le 24 mars 2026 et validé la cession à un ferrailleur.
  • L'abandon d'Exalia prive la région de plus de 250 emplois directs et d'une production chimique décarbonée à fort enjeu industriel.

Abandon du projet après l'échec des offres de reprise

Comme l'indique un communiqué cité mardi 9 juin par Le Monde, Séverine Dejoux et Olivier Six annoncent l'abandon définitif du projet Exalia, qu'ils présentent comme compromis par les délais, l'inertie et les verrous procéduraux. Les deux porteurs évoquent un immense gâchis et estiment que l'échec du plan constitue un drame humain, industriel et stratégique.

Monté l'an dernier, Exalia devait relancer une partie des activités de l'entreprise chimique Vencorex avec une production décarbonée d'acide chlorhydrique, de soude et de chlore liquide, destinée à l'industrie et à l'agroalimentaire. Le projet prévoyait aussi la recréation de plus de 250 emplois directs à court terme.

Le 24 mars 2026, le tribunal des activités économiques de Lyon a rejeté l'offre initiale des deux repreneurs et validé la cession de l'essentiel des installations de la plateforme chimique du Pont-de-Claix, en Isère, à un ferrailleur. Une seconde offre portant sur les actifs restants, avec un rachat négocié des équipements nécessaires, n'a ensuite pas abouti.

Pression sur la filière chimique régionale

Dans leur communiqué, les porteurs du projet désignent comme principal responsable le cadre procédural de la liquidation judiciaire et la rigidité de son application par le liquidateur judiciaire. Ils appellent à une réforme du droit des procédures collectives, estimant qu'il ne doit plus affaiblir la souveraineté industrielle.

L'abandon d'Exalia prive la région d'un projet de production chimique décarbonée sur un site industriel stratégique. Pour la filière locale comme pour les acteurs publics qui soutenaient la reprise, cette issue souligne les difficultés de sauvetage d'actifs industriels en liquidation, même lorsqu'un projet alternatif met en avant l'emploi, la décarbonation et la continuité de production.

Dans un précédent article, notre rédaction revenait sur l’abandon du programme d’avion de combat FCAS par la France et l’Allemagne, après l’échec des négociations entre Dassault Aviation et Airbus. Nous expliquions que ces blocages industriels mettaient en cause un projet phare de coopération européenne et conduisaient les gouvernements à vouloir recentrer leurs efforts sur un nombre plus restreint de projets jugés réalistes.

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