Bloc central, le débat sur une primaire pèse sur la coordination en vue de 2027
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les partis du bloc central se réunissent de nouveau pour tenter de coordonner leur stratégie commune. Cette deuxième rencontre du comité de liaison intervient alors qu’Horizons maintient son refus d’une primaire, malgré la volonté de Renaissance d’en discuter les modalités.
Points forts
- Le comité de liaison du bloc central s'est réuni le 12 juin au Sénat pour proposer un calendrier de primaire pour la présidentielle 2027.
- Christophe Béchu, d’Horizons, a confirmé l’opposition ferme de son parti à toute primaire, amplifiant les tensions stratégiques internes avec Renaissance et le MoDem.
- L'absence de consensus sur les modalités de désignation du candidat commun fragilise la cohésion et la structuration de l'offre politique du bloc central pour 2027.
Réunion de coordination au Sénat
Comme le rapporte Le Monde, le comité de liaison voulu par Gabriel Attal se réunit mercredi pour la deuxième fois au Sénat, avec les représentants de Renaissance, d’Horizons, du MoDem, de l’UDI et du Mouvement radical.Autour de la table figurent Franck Riester pour Renaissance, Christophe Béchu pour Horizons, Marc Fesneau pour le MoDem, Hervé Marseille pour l’UDI et Nathalie Delattre pour le Mouvement radical. Renaissance entend y présenter de nouvelles propositions, dont un calendrier pour une éventuelle primaire destinée à départager les candidatures du bloc central en vue de la présidentielle.
Gabriel Attal, qui a officialisé sa candidature à l’Elysée, cherche ainsi à structurer les échanges entre partis alliés alors que plusieurs ambitions se dessinent déjà au sein du camp macroniste et de ses partenaires.
Horizons refuse toujours le principe d’une primaire
Christophe Béchu, secrétaire général d’Horizons, réaffirme mercredi 10 juin l’opposition de son parti à une telle procédure. Sur Sud Radio, il estime que l’hypothèse d’une primaire n’est pas réaliste et critique ceux qui la maintiennent dans le débat pour des raisons de communication.Cette divergence met en lumière les tensions stratégiques entre les différentes composantes du bloc central. Edouard Philippe prévoit une réunion publique le 5 juillet à Paris, tandis que Gabriel Attal a déjà rassemblé ses soutiens le 30 mai lors d’un meeting dans la capitale.
Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron laissent néanmoins entendre qu’un rapprochement reste possible au profit du candidat le mieux placé avant le premier tour. En attendant, l’absence d’accord sur les règles de désignation continue de compliquer la construction d’une offre commune pour 2027.
Notre précédent article sur la candidature de Karim Bouamrane à la présidentielle de 2027 expliquait comment le maire socialiste de Saint-Ouen entendait incarner une ligne social-démocrate « républicaine » tout en excluant toute convergence avec La France insoumise. Nous y soulignions aussi son rejet d’une primaire à gauche et les tensions croissantes avec LFI, sur fond de fragmentation du camp progressiste.
Dernières actualités d’Government
- Forex
- Crypto