Nouvelle-Calédonie, aucun bloc n’obtient de majorité au Congrès après la poussée loyaliste
Le scrutin provincial en Nouvelle-Calédonie redistribue l’équilibre politique local, avec une nette progression du camp non-indépendantiste dans la province Sud sans déboucher sur un contrôle du Congrès. Le résultat replace aussi l’Eveil océanien au centre des négociations, alors que les tractations pour former des majorités s’ouvrent dès lundi.
Points forts
- Sonia Backès et les Loyalistes atteignent 41 000 voix et remportent 28 sièges sur 40 en province Sud lors du scrutin provincial.
- Aucun bloc n’obtient de majorité au Congrès de Nouvelle-Calédonie, malgré la progression loyaliste et l’effondrement de Calédonie ensemble.
- L’Eveil océanien, seul parti centriste franchissant les 5 %, retrouve un rôle d’arbitre clé dans les futures négociations institutionnelles.
Recomposition politique après le scrutin provincial
Comme l’a rapporté Le Monde, Sonia Backès, présidente de la province Sud et figure des Loyalistes, enregistre dimanche soir une victoire renforcée dans le principal bastion non-indépendantiste de l’archipel. Alliée au Rassemblement-Les Républicains, elle réunit 41 000 voix, soit 13 000 de plus qu’au scrutin de 2019, avec une participation quasi équivalente.Cette progression lui donne cette fois la majorité absolue en province Sud, avec 28 sièges sur 40, contre 21 lors de la précédente mandature. Ce gain consolide le poids du camp loyaliste dans l’exécutif provincial, mais ne lui permet pas d’emporter à lui seul la majorité au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Le résultat reflète aussi l’effondrement du centre. Calédonie ensemble disparaît totalement du paysage politique, tandis que parmi les cinq listes se réclamant d’une « troisième voie » entre indépendance et non-indépendance, seule l’Eveil océanien franchit le seuil des 5 % des inscrits nécessaire pour obtenir des sièges.
L’Eveil océanien retrouve un rôle décisif
L’absence de majorité nette au Congrès redonne au parti modéré un rôle de faiseur de rois dans la nouvelle séquence politique. Sa capacité à arbitrer entre blocs rivaux pourrait de nouveau peser sur la formation des équilibres institutionnels dans l’archipel.Pour les indépendantistes, le scrutin intervient dans un contexte de recomposition interne, tandis que le camp loyaliste capitalise sur une dynamique plus concentrée autour de Sonia Backès. Les discussions politiques démarrent dès lundi, avec en toile de fond la recherche d’alliances capables de dégager une majorité de fonctionnement au Congrès.
Dans notre précédent article sur les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, nous expliquions que la victoire renforcée des Loyalistes de Sonia Backès en province Sud ne débouchait pas sur une majorité au Congrès. Nous relevions aussi l’effondrement du centre et le rôle redevenu décisif de L’Eveil océanien, appelé à peser sur les tractations et la recomposition des alliances dès l’ouverture des discussions.
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