Le marché immobilier français ralentit, les primo-accédants soutiennent l'activité
Après l'amélioration du crédit immobilier observée en 2024 et 2025, la reprise attendue du marché français de l'ancien s'essouffle au premier semestre 2026. Les ventes stagnent, les délais de transaction s'allongent et les prix au mètre carré reculent légèrement, dans un contexte où les primo-accédants restent un moteur important de l'activité.
Points forts
- Le marché immobilier français est resté atone au premier semestre 2026, avec une baisse de 1 % des ventes de maisons et une hausse de 0,9 % pour les appartements.
- Les délais moyens de vente ont encore augmenté à 105 jours pour une maison (+6 jours) et 99 jours pour un appartement (+3 jours), tandis que les prix au mètre carré reculent de 0,7 % (maisons) et 0,5 % (appartements).
- Le taux moyen des crédits immobiliers est passé de 4,2 % en décembre 2023 à 3,09 % en mai 2025, soutenant une hausse de 33 % de la production de crédits à l'habitat en 2025.
Des ventes atones au premier semestre 2026
Comme l'a rapporté Century 21 France, principal réseau d'agences en nombre de transactions, le marché immobilier français reste atone au premier semestre 2026, avec un recul de 1 % des ventes de maisons et une hausse limitée à 0,9 % pour les appartements.Le ralentissement se reflète aussi dans l'allongement des délais de vente. Il faut désormais 105 jours en moyenne pour céder une maison, soit six jours de plus qu'un an auparavant, et 99 jours pour un appartement, en hausse de trois jours.
Dans le même temps, les prix au mètre carré baissent légèrement, de 0,7 % pour les maisons et de 0,5 % pour les appartements, ce qui confirme l'absence de véritable redémarrage du secteur malgré les attentes affichées en début d'année.
Le crédit soutient encore l'accession
La baisse puis la stabilisation des taux d'intérêt en 2024 et 2025 avaient pourtant soutenu la reprise du marché. D'après l'observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des crédits immobiliers est passé de 4,2 % en décembre 2023 à 3,09 % en mai 2025.Cette détente du financement avait dynamisé la production de crédits à l'habitat aux particuliers, en hausse de 33 % en 2025 par rapport à 2024, selon la Banque de France. Dans ce contexte, deux initiatives parlementaires cherchent à favoriser l'accession à la propriété, alors que les primo-accédants continuent de porter une part de l'activité sur le marché résidentiel français.
Dans notre précédente publication, nous analysions l’érosion du pouvoir d’achat des ménages à l’approche des vacances d’été et ses effets sur les arbitrages de consommation. Nous relevions que de nombreux Français réduisent la durée et le budget de leurs séjours, privilégient des destinations plus proches, tandis que l’offre touristique d’entrée de gamme se contracte malgré une demande accrue.
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