Sénat, le groupe RDPI soutient le projet d’autonomie de la Corse
Le projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse entre dans une nouvelle phase politique après son adoption par l’Assemblée le 23 juin. Le texte, issu du processus de Beauvau engagé depuis 2022, doit désormais être examiné par le Sénat dans un débat qui porte sur l’organisation institutionnelle de l’île au sein de la République.
Points forts
- Un collectif de sénateurs RDPI soutient publiquement l’adoption du projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse avant son examen au Sénat.
- Les sénateurs positionnent la réforme comme un choix institutionnel issu du processus de Beauvau engagé depuis 2022 et l’accord conclu en mars 2024.
- Le soutien souligne la légitimité démocratique des majorités autonomistes élues trois fois en Corse et la compatibilité du projet avec l’indivisibilité républicaine.
Soutien politique avant l’examen au Sénat
Comme l’explique une tribune publiée par Le Monde, un collectif de sénatrices et sénateurs du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants affirme qu’il défend le projet de loi constitutionnelle et appelle à son adoption par la chambre haute.Les signataires présentent cette réforme comme un choix institutionnel plutôt qu’une concession politique. Ils estiment que l’autonomie de la Corse dans la République traduit une capacité de l’Etat à transformer des tensions durables en cadre juridique stable.
Le texte soumis au Sénat découle du processus dit de Beauvau, ouvert depuis 2022 entre l’Etat et les élus corses. Les auteurs de la tribune rappellent aussi l’accord conclu en mars 2024, dans la continuité de la position exprimée par le président de la République en 2023 en faveur d’une autonomie exercée dans la République et avec l’Etat.
Enjeu institutionnel pour la Corse et la République
Les sénateurs favorables au projet jugent que les précédents statuts accordés à l’île, du statut particulier de 1982 à la collectivité unique de 2018, n’ont pas réglé une question qu’ils décrivent comme avant tout politique. Selon eux, les dimensions identitaire, insulaire et institutionnelle de la Corse dépassent un simple ajustement administratif.Ils soulignent également que les électeurs corses confient à trois reprises l’exécutif de l’île à des majorités autonomistes, ce qui donne au débat une portée démocratique directe. Dans cette lecture, rejeter le texte reviendrait à ignorer une expression électorale répétée, tandis qu’une différenciation institutionnelle resterait compatible avec le principe d’indivisibilité de la République.
Dans notre précédent article sur les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, nous revenions sur un scrutin qui a renforcé la logique de « bloc contre bloc » entre Loyalistes et indépendantistes, sur fond d’abstention élevée. Nous expliquions que cette polarisation, alimentée par les violences de 2024 et l’échec des compromis, complique à la fois la recherche d’un nouveau cadre institutionnel et la stabilisation politique du territoire.
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