Le Brent et le WTI déclinent alors que les espoirs de cessez-le-feu dans le Golfe pèsent sur le brut
Les prix du pétrole ont reculé mardi, les traders se demandant si d'éventuels pourparlers entre les États-Unis et l'Iran à Doha pourraient atténuer les risques autour du détroit d'Ormuz. Le Brent et le WTI sont restés sous pression après un net repli mensuel, les investisseurs pesant les signaux diplomatiques face à des conditions de navigation encore fragiles dans l'un des corridors énergétiques les plus importants au monde.
Points forts
- Le Brent s'échangeait près de 73,51 $, tandis que le WTI était autour de 70,28 $.
- Les deux références sont en voie de connaître une baisse mensuelle.
- Les traders surveillent d'éventuels pourparlers USA-Iran à Doha.
- Les inquiétudes sur la demande chinoise continuent de peser sur les prix du brut.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Les prix reviennent proche des niveaux d'avant-guerre
Le baril de Brent s'échangeait autour de 73,51 $, en baisse de 0,10 %, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) avoisinait les 70,28 $, en baisse de 0,18 %, selon les données de marché publiées mardi. La baisse continue du Brent et du WTI laisse présager une nouvelle chute des prix du pétrole sur le mois. Le Brent se situe environ 20 $ en dessous de son niveau de clôture du mois dernier, tandis que le WTI a chuté d'environ 17 $ par rapport à sa clôture du 29 mai. Cela marque un renversement significatif de la prime géopolitique qui avait été intégrée aux prix du pétrole au début du conflit entre les États-Unis et l'Iran, rapporte Reuters.
La question centrale pour les traders est de savoir si les tensions dans le Golfe peuvent continuer à s'apaiser. Les rapports sur d'éventuelles discussions à Doha ont encouragé les attentes d'un maintien de la pause dans les combats, mais le tableau diplomatique reste flou. L'Iran a signalé que des discussions sur les routes de transit par le détroit d'Ormuz pourraient avoir lieu avec l'Oman, tout en précisant qu'aucune négociation n'est prévue avec les États-Unis dans les jours à venir.
Le trafic à Ormuz s'améliore, mais le risque n'a pas disparu
Le transport maritime par le détroit d'Ormuz s'est redressé malgré les récentes attaques contre des navires et la reprise des frappes entre les États-Unis et l'Iran. Le trafic a atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis le début du conflit, ce qui suggère que les flux énergétiques se poursuivent alors même que les risques militaires et politiques persistent.
Cela est important car le détroit d'Ormuz est une route critique pour les expéditions mondiales de pétrole et de GNL. Toute perturbation prolongée pousserait probablement les prix à la hausse, en particulier pour les importateurs asiatiques dépendants des approvisionnements du Moyen-Orient.
Dans le même temps, des signaux de demande plus faibles limitent tout rebond. Les analystes restent prudents à l'égard de la Chine, premier importateur mondial de brut, où une reprise claire des achats ne s'est pas encore manifestée. Sans une demande chinoise plus forte, les prix du pétrole pourraient avoir du mal à maintenir leurs gains, même si les risques géopolitiques restent élevés.
La diplomatie dicte désormais la prime de risque pétrolière
Le déclin du pétrole montre que les traders retirent une partie de la prime de guerre des prix. Le Brent et le WTI sont désormais proches des niveaux d'avant-guerre, même si le cessez-le-feu reste fragile et que les risques liés au transport maritime n'ont pas totalement disparu.
Le prochain mouvement pourrait dépendre moins de l'offre actuelle que de la capacité de la diplomatie à produire une désescalade crédible. Si les pourparlers à Doha ou les discussions connexes réduisent le risque de perturbation à Ormuz, les prix pourraient rester sous pression. Si le cessez-le-feu rompt ou si les attaques de navires s'intensifient, le marché pourrait rapidement reconstituer une prime. Pour l'instant, les investisseurs considèrent la baisse des prix comme un pari sur la poursuite des flux énergétiques.
Nous avons précédemment souligné que Trump affirme que le détroit d'Ormuz restera ouvert et gratuit.
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