La France enregistre une légère hausse des heures supplémentaires au premier trimestre 2026
Le volume d'heures supplémentaires rémunérées reste orienté à la hausse en France au premier trimestre 2026, avec une moyenne de 16,3 heures par salarié à temps complet concerné. Cette progression de 0,6 % sur un an reflète des écarts selon la taille des entreprises et confirme un recours plus soutenu dans plusieurs secteurs à forte intensité d'activité.
Points forts
- Les salariés à temps complet ont effectué en moyenne 16,3 heures supplémentaires rémunérées au premier trimestre 2026, selon la Dares.
- L'évolution annuelle des heures supplémentaires varie de 0,5 % dans les entreprises de 20 à 49 salariés à 2,0 % dans celles de 100 à 249 salariés.
- Les secteurs du transport-entreposage, construction et hébergement-restauration affichent un volume moyen de 22,0 à 26,0 heures supplémentaires par salarié au premier trimestre 2026.
Évolution des heures supplémentaires début 2026
Selon Dares, les salariés à temps complet dont le temps de travail est décompté en heures, hors forfait-jours, ont effectué en moyenne 16,3 heures supplémentaires rémunérées au premier trimestre 2026. Les heures supplémentaires correspondent aux heures réalisées au-delà de la durée légale de 35 heures hebdomadaires, ou de la durée équivalente dans certaines professions, lorsqu'elles sont demandées par l'employeur ou effectuées avec son accord, y compris implicite.Ces données sont mesurées à partir des déclarations sociales nominatives et ne couvrent que les heures effectivement rémunérées par l'employeur. Sur un an, entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, l'évolution varie de 0,5 % dans les entreprises de 20 à 49 salariés à 2,0 % dans celles de 100 à 249 salariés.
Secteurs et tailles d'entreprises les plus exposés
Le recours aux heures supplémentaires est le plus marqué dans les entreprises de 10 à 49 salariés. Il est également particulièrement élevé dans le transport-entreposage, la construction et l'hébergement-restauration.Dans ces segments, le volume moyen se situe entre 22,0 et 26,0 heures par salarié à temps complet au premier trimestre 2026. Ces niveaux suggèrent une pression opérationnelle plus forte dans les activités où les besoins de main-d'œuvre varient davantage avec la demande ou l'organisation des chantiers et des services.
Dans notre précédent article sur la stagnation du pouvoir d’achat en France, nous expliquions que le ralentissement est devenu structurel, avec un horizon de doublement des revenus désormais très éloigné selon les données de l’Insee. Nous soulignions aussi que, depuis 2008, cette quasi-stagnation s’accompagne d’un endettement public en hausse, d’un déficit commercial durable et d’un sous-investissement, ce qui réduit les marges de manœuvre budgétaires et pèse sur des fonctions essentielles de l’État.
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