Les ministres canadiens font progresser la collaboration en matière de conservation avant la COP17

Les ministres canadiens font progresser la collaboration en matière de conservation avant la COP17
Le Canada s'unit pour la COP17

Les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux du Canada harmonisent leurs priorités en matière de conservation et de biodiversité, alors que les gouvernements évaluent comment la protection des écosystèmes soutient la croissance économique à long terme. Les discussions à Toronto, les 14 et 15 octobre, mettent également l'accent sur le leadership autochtone et le financement de la nature avant le sommet des Nations unies sur la biodiversité qui se tiendra plus tard ce mois-ci en Arménie.

Points forts

  • Les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux réunis à Toronto discutent des moyens de faire progresser les objectifs de conservation et de biodiversité tout en préservant le développement économique et les protections environnementales.
  • Les responsables se concentrent sur la mise en œuvre de la stratégie A Force of Nature visant à conserver 30 % des terres et des eaux du Canada d'ici 2030, et explorent de nouvelles approches de financement de la conservation.
  • Les ministres et dirigeants autochtones se préparent pour la COP17 en octobre 2026, où le Canada rendra compte des progrès accomplis vers le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

Les discussions de Toronto lient conservation et investissement

Comme le rapporte Canada.ca, les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux se sont réunis à Toronto afin d'examiner comment faire progresser les efforts de conservation, de protection de la faune et de la biodiversité, tout en soutenant le développement économique et en maintenant les garanties environnementales. La réunion est coprésidée par la ministre de l'Environnement Julie Dabrusin et le ministre des Richesses naturelles de l'Ontario Mike Harris, avec la participation de la secrétaire d'État à la Nature Nathalie Provost.

Les responsables examinent comment le Canada peut mettre en œuvre A Force of Nature, la stratégie nationale de protection de la nature, y compris l'objectif de conserver 30 % des terres et des eaux d'ici 2030. Les ministres étudient également le rôle des autres mesures de conservation efficaces par zone, ou AMCEZ, qui peuvent générer des bénéfices durables pour la conservation sans être officiellement désignées comme aires protégées.

Provost dirige également les discussions sur le Groupe de travail d'experts sur la comptabilité du capital naturel et le financement de la nature, créé plus tôt cette année. Ces travaux visent à améliorer la mesure de la valeur économique de la nature et à identifier des moyens de mobiliser les investissements publics et privés en faveur de résultats positifs pour la nature.

Rôle autochtone et agenda international

Le leadership autochtone demeure un élément central des discussions, des dirigeants d'organisations autochtones nationales participant à la deuxième journée de la réunion. Les participants soulignent le rôle des gouvernements, communautés et organisations autochtones dans le partage des connaissances traditionnelles, des sciences autochtones et des pratiques d'intendance afin de soutenir la conservation et la résilience économique à long terme.

La réunion se tient juste avant la 17e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, prévue en Arménie du 19 au 30 octobre 2026. Dabrusin, Provost ainsi que des représentants provinciaux, territoriaux et autochtones doivent présenter les progrès du Canada et échanger avec des partenaires internationaux sur la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et sur les efforts plus larges visant à enrayer et inverser la perte de biodiversité.

Notre précédent article sur une affaire judiciaire en Ontario concernant des travaux sur les berges le long de la rivière Sturgeon détaillait les condamnations ainsi que 175 000 $ d'amendes et de paiements ordonnés par le tribunal après la dégradation de l'habitat de l'esturgeon jaune, une espèce menacée, près de la réserve de conservation des terres humides de Cache Bay. Il soulignait comment le respect des permis et leur application peuvent directement influencer les activités de développement autour des aires protégées, tout en orientant des fonds vers la restauration des habitats.

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