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Mais nous avons tout sauvegardé 🙂.
Christian Gollier, professeur d'économie et directeur de la Toulouse School of Economics, met en lumière un aspect souvent négligé des différences de croissance économique entre les États-Unis et l'Europe. Selon lui, alors que l'économiste Gabriel Zucman constate à juste titre que le différentiel de croissance s'explique en partie par le fait que les Européens travaillent moins, Gollier nuance cette observation. Il affirme que cette situation n'est pas due à une ''préférence intrinsèque'' des Européens pour le loisir, mais plutôt à une ''désincitation au travail en Europe, d'origine fiscale''.
La réflexion de Christian Gollier sur les incitations économiques et fiscales au travail s'inscrit également dans le prolongement de ses analyses sur l'impact des politiques monétaires, notamment lorsqu'il a récemment souligné l'effet des taux d'intérêt sur les inégalités lors d'un séminaire à la Toulouse School of Economics. Pour Gollier, la compréhension des moteurs macroéconomiques, qu'il s'agisse de la fiscalité ou de l’évolution des taux, demeure essentielle pour expliquer les écarts de performance entre les grands blocs économiques.