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Mais nous avons tout sauvegardé 🙂.
La spéculation récente sur SpaceX alimente le débat sur l’écart croissant entre la finance mondiale et les préoccupations concrètes de la société.
Johanna Rolland, maire de Nantes et figure politique engagée, dénonce la ''frénésie boursière autour de SpaceX'' qu’elle décrit comme le symptôme d’un capitalisme financier ''qui ne partage rien du monde réel''. Elle attire l’attention sur le fait que cet emballement concerne la privatisation de l’espace, qu’elle considère comme un ''bien commun de l’humanité''.
Selon Frédéric Farah, économiste et maître de conférences, ''la montée des valorisations excessives de certaines entreprises du secteur spatial traduit une déconnexion avec l’économie productive''. Des spécialistes du secteur spatial rappellent également que les investissements privés, bien que nécessaires à l’innovation, imposent de nouvelles questions éthiques et réglementaires sur la gestion de l’espace, un domaine historiquement régi par la coopération internationale.
Alors même que la course à la conquête spatiale prend un nouvel essor, le débat sur la gouvernance et la répartition des bénéfices revient au premier plan, posant la question centrale de l’accès aux ressources universelles.