Le régulateur de l’Alberta règle l’affaire de manipulation de marché de Softlab avec une interdiction de marché de huit ans

Le régulateur de l’Alberta règle l’affaire de manipulation de marché de Softlab avec une interdiction de marché de huit ans
L’Alberta règle l’affaire Softlab

L’application de la réglementation des valeurs mobilières au Canada, en Alberta, progresse avec un règlement lié aux transactions sur les actions de Softlab9 Software Solutions Inc. L’accord oblige l’ancien administrateur de Softlab, Alnoor Fatehali Nathoo, à quitter ses fonctions auprès d’émetteurs assujettis, à accepter des restrictions de marché pluriannuelles et à payer C$105 000.

Points forts

  • Nathoo a admis avoir coordonné des transactions afin de créer une fausse activité et de faire artificiellement monter les actions de Softlab entre février et novembre 2020, en violation des lois albertaines sur les valeurs mobilières.
  • Dans le cadre du règlement avec l’ASC, Nathoo a accepté de démissionner de ses postes d’administrateur, d’accepter une interdiction de huit ans d’exercer comme administrateur, dans les relations avec les investisseurs et de négocier, ainsi que de payer 105 000 C$, dont 20 000 C$ en frais.
  • L’enquête de l’ASC sur la manipulation des actions de Softlab, soutenue par plusieurs régulateurs canadiens, se poursuit pour d’autres parties, un autre intimé ayant conclu un règlement en juin 2025.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

Conditions du règlement et infractions admises

Selon la Alberta Securities Commission, Nathoo a conclu une entente de règlement et un engagement concernant des infractions de manipulation de marché et de déclaration d’initié impliquant des actions de Softlab. Le régulateur a indiqué que Nathoo, de Calgary, était administrateur de Softlab d’octobre 2019 à septembre 2022, tandis que la société était un émetteur assujetti en Colombie-Britannique dont les actions se négociaient sur la Bourse des valeurs canadiennes.

Entre février et novembre 2020, Nathoo a coordonné des transactions avec d’autres personnes afin de créer une apparence fausse et trompeuse d’activité sur les actions de Softlab et de faire artificiellement monter le cours, a déclaré l’ASC. Elle a indiqué qu’il avait utilisé des comptes à son nom ainsi qu’un compte appartenant à son épouse, sur lequel il exerçait un contrôle et détenait un intérêt bénéficiaire, afin d’effectuer des transactions haussières et de soutenir les offres d’achat.

Nathoo a admis avoir adopté un comportement dont il savait qu’il pouvait contribuer à donner une apparence fausse ou trompeuse de négociation et à établir un prix artificiel pour les actions de Softlab. Il a également admis ne pas avoir déposé les déclarations d’initié requises pour des actions acquises auprès d’un autre administrateur de Softlab en novembre 2019 et pour des actions obtenues par l’intermédiaire du compte de son épouse, en violation des lois albertaines sur les valeurs mobilières.

Aux termes du règlement, Nathoo a accepté de démissionner de tout poste qu’il pourrait occuper à titre d’administrateur ou de dirigeant de tout émetteur assujetti. Il lui est également interdit pendant huit ans d’agir à titre d’administrateur ou de dirigeant, d’exercer des activités de relations avec les investisseurs et de participer aux marchés des capitaux à titre de dirigeant, tandis que des restrictions distinctes de huit ans lui interdisent aussi de négocier ou d’acheter des valeurs mobilières ou des dérivés, sous réserve d’exceptions limitées.

Le règlement oblige également Nathoo à payer C$105 000, dont C$20 000 en frais. L’ASC l’avait précédemment désigné dans un avis d’audience émis le 2 avril 2024 et a indiqué que le document de règlement est disponible en ligne.

Une action réglementaire plus large au Canada

Cette affaire met en évidence la surveillance continue des pratiques de négociation qui, selon les régulateurs, peuvent fausser la découverte des prix et éroder la confiance des investisseurs. L’ASC a décrit les transactions haussières et le soutien des offres d’achat comme des stratégies utilisées pour créer une fausse impression de dynamisme ou d’intérêt des investisseurs, plutôt que de refléter l’offre et la demande réelles.

L’affaire reste active pour d’autres parties. L’ASC a indiqué que Michael Baron, un autre intimé, a conclu un règlement en juin 2025 en lien avec la manipulation des actions de Softlab, tandis que les procédures contre l’intimé restant sont toujours en cours.

Le régulateur a également indiqué que l’enquête avait bénéficié de l’assistance de la BC Securities Commission, de l’Autorité des marchés financiers, de l’Organisme canadien de réglementation des investissements, de FINTRAC et de la Financial Industry Regulatory Authority. L’ASC supervise les lois albertaines sur les valeurs mobilières et fait partie des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, qui coordonnent la réglementation sur les marchés des capitaux du Canada.

Notre précédent article examinait la campagne de désinvestissement de l’Inde, montrant que la majeure partie des recettes depuis l’exercice 2016 provient de mécanismes de marché tels que les ETF, les émissions publiques et les rachats d’actions, tandis que les cessions stratégiques ont apporté relativement peu. Il a également souligné que la vente en attente d’une participation dans IDBI Bank pourrait accroître sensiblement les recettes de désinvestissement et améliorer le bilan du gouvernement par rapport à ses objectifs annuels.

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