La FDIC va de l'avant avec les règles de la loi GENIUS pour les stablecoins américains
La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) a fait un nouveau pas vers l'intégration des stablecoins dans la supervision bancaire traditionnelle. Le conseil d'administration de l'agence a avancé un nouvel avis de proposition de réglementation en vertu de la loi GENIUS, et l'ordre du jour de la réunion comprenait explicitement un point distinct sur les exigences et les normes pour les émetteurs de stablecoins de paiement supervisés par la FDIC.
Points forts
- La FDIC a proposé une deuxième règle en vertu de la loi GENIUS, cette fois-ci axée sur les normes pour les émetteurs et les dépositaires de stablecoins de paiement.
- La proposition exige des réserves complètes de 1:1, un remboursement dans un délai maximum de deux jours ouvrables et des restrictions sur le rendement et l'utilisation des réserves.
- Les détenteurs de stablecoins ne bénéficieraient pas d'une assurance FDIC pass-through, mais les dépôts symbolisés qui répondent aux critères légaux seraient traités comme des dépôts ordinaires.
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Pour le marché, cela n'est pas seulement important parce que la réglementation progresse. La proposition montre à quoi les autorités fédérales veulent que les stablecoins garantis en dollars ressemblent à l'intérieur du système bancaire : ils sont entièrement réservés, soumis à des délais de remboursement stricts, à des exigences de capital propres et il leur est interdit de suggérer aux détenteurs de jetons que leurs pièces sont assurées par la FDIC.
La FDIC applique une logique bancaire aux stablecoins
Selon le mémo de la FDIC, la nouvelle proposition imposerait aux émetteurs de stablecoins de paiement autorisés sous sa supervision des exigences en matière de réserves, de rachat, de capital, de gestion des risques et d'opérations de garde. Il s'agit déjà de la deuxième initiative de réglementation de la FDIC en vertu de la loi GENIUS: la première, approuvée en décembre 2025, a défini le processus de demande pour les banques cherchant à émettre des stablecoins de paiement par l'intermédiaire de filiales.
L'idée de base est simple : dans le cadre de la FDIC, ces jetons ne peuvent pas être émis directement par une banque, mais uniquement par l'intermédiaire d'une filiale dédiée approuvée par le régulateur en tant qu'émetteur autorisé de stablecoins de paiement. La loi GENIUS, promulguée le 18 juillet 2025, exige que les régulateurs concernés créent un cadre fédéral pour l'octroi de licences, la supervision et l'examen de ces émetteurs.
Quels sont les changements pour les émetteurs et les banques ?
La proposition exige que les réserves garantissent intégralement les stablecoins émis sur une base de 1:1. La FDIC propose également de limiter à 40 % la concentration des réserves au sein d'une même institution financière, d'obliger les émetteurs à publier des rapports mensuels sur la composition des réserves et de rendre obligatoire l'attestation d'un auditeur agréé. En outre, le PDG et le directeur financier devraient certifier l'exactitude de ces informations à l'autorité de régulation.
Les règles de rachat sont également strictes : un émetteur serait tenu de racheter les stablecoins au plus tard deux jours ouvrables après la demande d'un client. Dans le même temps, la proposition interdit explicitement le paiement d'intérêts ou de rendements pour la simple détention du jeton, et limite la réutilisation des réserves ainsi que les prêts dans le but d'acheter des stablecoins.
Une section distincte traite des services d'assurance et de conservation. La FDIC propose de préciser que les dépôts détenus par les banques en tant que réserves garantissant les stablecoins ne seraient pas éligibles à l'assurance-dépôts pour les détenteurs de jetons. En revanche, les dépôts tokenisés qui répondent à la définition légale d'un dépôt seraient traités de la même manière que les dépôts bancaires traditionnels. Pour les banques qui détiennent ces réserves ou fournissent des services de garde, la proposition exigerait la séparation des actifs des clients et interdirait de les mélanger avec les fonds propres du dépositaire.
Une nouvelle voie pour les monnaies stables en dollars
La caractéristique la plus frappante de la proposition est que la FDIC ne laisse pas les stablecoins dans une zone grise entre la fintech et la banque. Au contraire, elle les soumet à un modèle de supervision de type bancaire familier. Au cours de la période de novo, qui dure généralement trois ans, le régulateur propose d'imposer une exigence de capital minimum spécifique à l'institution, avec un plancher de base de 5 millions de dollars, avant de passer à une évaluation permanente du capital basée sur le modèle d'affaires et le profil de risque de l'émetteur.
Il ne s'agit pas encore d'une règle définitive. Une fois publiée dans le Federal Register, la proposition sera soumise aux commentaires du public pendant 60 jours, et la FDIC sollicite séparément des commentaires sur 144 questions. Mais l'orientation est désormais claire. Si la règle est adoptée sans changements majeurs, les stablecoins américains supervisés par la FDIC commenceront à ressembler moins à des produits cryptographiques autonomes qu'à des instruments de paiement bancaire sous forme numérique.
En outre, nous avons écrit que les stablecoins passent de la spéculation à un outil pratique de paiements transfrontaliers.
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