Les recettes fiscales environnementales de l'UE augmentent en 2024 tandis que leur part du PIB continue de diminuer

Les recettes fiscales environnementales de l'UE augmentent en 2024 tandis que leur part du PIB continue de diminuer
Hausse des taxes vertes dans l'UE

Les recettes fiscales environnementales dans l'UE atteignent 371,9 milliards d'euros en 2024, soit une hausse de 6,1 % par rapport à 350,4 milliards d'euros l'année précédente. Les derniers chiffres montrent également que cette catégorie d'impôts représente une part plus faible du PIB et des recettes fiscales et sociales totales des gouvernements au cours de la dernière décennie.

Points forts

  • Les recettes fiscales environnementales de l'UE augmentent de 21,4 milliards d'euros sur un an en 2024, portées par la hausse des taxes sur l'énergie à 287,0 milliards d'euros contre 269,3 milliards d'euros.
  • La part des taxes environnementales dans le PIB de l'UE tombe à 2,1 % en 2024 contre 2,5 % en 2014, et leur contribution aux recettes publiques chute à 5,1 % contre 6,1 %.
  • La Roumanie affiche la plus forte croissance des recettes fiscales environnementales avec 21,7 % tandis que la Suède enregistre le plus fort recul avec 17,7 % parmi les pays de l'UE en 2024.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

La croissance des recettes tirée par les taxes sur l'énergie

Comme le rapporte Eurostat, les taxes sur l'énergie restent la principale source de recettes fiscales environnementales dans l'Union, atteignant 287,0 milliards d'euros en 2024 contre 269,3 milliards d'euros en 2023.

Les taxes sur les transports totalisent 67,0 milliards d'euros, en hausse par rapport à 64,0 milliards d'euros l'année précédente, tandis que les taxes sur la pollution et les ressources s'élèvent à 17,9 milliards d'euros contre 17,2 milliards d'euros. Ensemble, ces catégories portent la hausse annuelle des recettes fiscales environnementales à 21,4 milliards d'euros.

Malgré cette progression annuelle, la tendance générale montre un poids décroissant dans les finances publiques. Les taxes environnementales représentent 2,1 % du PIB de l'UE en 2024, contre 2,5 % en 2014, et leur part dans les recettes publiques issues des impôts et cotisations sociales chute à 5,1 % contre 6,1 % sur la même période.

Des dynamiques contrastées selon les pays

La plupart des pays de l'UE enregistrent une hausse des recettes fiscales environnementales en 2024, avec des augmentations dans 22 États membres.

La Roumanie affiche la plus forte croissance avec 21,7 %, suivie de la Lituanie à 13,9 % et de la Pologne à 12,7 %. La Hongrie figure également parmi les plus fortes progressions avec une hausse de 12,2 %.

À l'inverse, cinq pays enregistrent des baisses par rapport à l'année précédente. La Suède subit la chute la plus marquée avec -17,7 %, suivie de la Slovaquie (-6,1 %), de la Finlande (-3,8 %), de la Grèce (-3,7 %) et de la Bulgarie (-2,3 %).

Dans notre précédente couverture de la politique énergétique du Royaume-Uni sous Miatta Fahnbulleh, nous avions expliqué comment sa nomination signalait la continuité sur l'objectif de neutralité carbone et une position plus ferme sur la sortie des énergies fossiles, notamment en maintenant l'interdiction de nouveaux permis d'exploration en mer du Nord. Nous avions également souligné la tension entre les appels du secteur à poursuivre des projets comme Jackdaw et Rosebank et l'accent mis par le gouvernement sur la sécurité énergétique, la baisse des factures et les engagements climatiques.

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