Statistique Canada souligne la croissance économique, la stabilité de l’embauche à l’ère de l’IA et les tendances d’endettement des immigrants
La dernière livraison des Rapports économiques et sociaux de Statistique Canada rassemble de nouvelles données sur la vigueur de l’économie canadienne en 2026, les évolutions du marché du travail et la situation financière des familles immigrantes. Le dossier comprend également des projections selon lesquelles les niveaux d’immigration prévus jusqu’en 2028 n’auraient qu’un effet limité sur les inscriptions scolaires d’ici 2030.
Points forts
- Le PIB réel progresse de 0,8 % au T2 2026, sa plus forte hausse depuis le début du conflit commercial entre le Canada et les États-Unis, avec une expansion dans 17 secteurs sur 20 et une forte croissance des exportations.
- Statistique Canada ne relève aucune preuve générale que l’IA générative réduit l’embauche ou augmente les cessations d’emploi au Canada de 2022 à 2026.
- En 2023, les immigrants établis âgés de 35 à 64 ans avaient une dette moyenne de 287 300 $, contre 173 100 $ pour les personnes nées au Canada ; 86 % de cette dette était liée aux prêts hypothécaires.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Nouvelles données sur l’économie, le marché du travail et les ménages
Comme le rapporte Statistique Canada, l’article « Évolution récente de l’économie canadienne : automne 2026 » indique que le produit intérieur brut réel a progressé de 0,8 % au deuxième trimestre de 2026, après une légère hausse au premier trimestre. Il s’agit de la plus forte progression trimestrielle depuis le début du conflit commercial entre le Canada et les États-Unis. Dix-sept des 20 secteurs industriels ont enregistré des gains au cours du trimestre, tandis que les exportations nominales de marchandises vers les États-Unis ont augmenté de 11,6 % au cours des six premiers mois de 2026 par rapport au second semestre de 2025, et que les exportations vers les pays autres que les États-Unis ont progressé de 19,4 %.Le Canada a également enregistré son premier excédent du compte courant en quatre ans au deuxième trimestre de 2026, le plus important depuis la fin de 2005. La situation du marché du travail s’est améliorée à la fin du printemps et au début de l’été, les gains d’emplois de mai à juillet ayant compensé les pertes antérieures. L’emploi s’est ensuite contracté de nouveau en août et en septembre, principalement en raison d’une baisse de l’emploi dans le secteur public.
Une étude distincte sur les taux d’embauche et de cessation d’emploi à l’ère de l’intelligence artificielle générative ne relève, jusqu’à présent, aucune preuve générale que l’IA entraîne une baisse importante de l’embauche ou une hausse des cessations d’emploi au Canada. Les taux d’embauche des travailleurs âgés de 15 à 29 ans ont généralement diminué de 2022 à 2026, quelle que soit leur exposition potentielle à l’IA. Au cours des cinq dernières années, les taux de cessation d’emploi sont demeurés stables dans tous les groupes d’âge et toutes les catégories d’exposition professionnelle.
Des effets mesurés sur l’endettement et les inscriptions scolaires
Une étude conjointe de Statistique Canada et d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada révèle que les immigrants établis âgés de 35 à 64 ans ont un niveau d’endettement supérieur à celui des personnes nées au Canada du même groupe d’âge : leur dette moyenne s’élevait à 287 300 $ en 2023, contre 173 100 $. La majeure partie de cette dette est liée à des prêts hypothécaires, qui représentent 86 % des soldes. Les immigrants récents âgés de 25 à 44 ans ont également une dette moyenne supérieure à celle de leurs pairs nés au Canada, soit 215 700 $, contre 189 300 $.Le rapport indique que l’endettement des immigrants est généralement lié à leur exposition aux coûts élevés du logement et aux emprunts hypothécaires plutôt qu’au crédit à la consommation, ce qui laisse penser qu’un niveau d’endettement plus élevé ne signifie pas nécessairement une plus grande vulnérabilité financière. Les prêts hypothécaires représentent 89 % de la dette des immigrants récents, tandis que les prêts automobiles et les cartes de crédit n’en constituent que de faibles parts.
En matière de planification scolaire, un modèle élaboré par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et Statistique Canada estime que, selon les niveaux d’immigration prévus pour 2026-2028, le nombre d’enfants résidents permanents à l’école primaire augmentera jusqu’en 2030, tandis que le nombre d’enfants résidents non permanents diminuera. Par rapport à 2025, l’effet net sera une baisse modeste d’environ 2 100 enfants d’âge scolaire primaire d’ici 2030. Les inscriptions au secondaire afficheront une légère hausse nette et, dans toutes les provinces, l’effet sur le nombre total d’inscriptions restera inférieur à 1 %.
Dans notre précédent article sur les débuts de carrière et les changements d’emploi, nous avons examiné des recherches montrant que changer d’emploi est souvent un facteur clé de la croissance salariale et permet d’accéder à des emplois mieux adaptés à long terme. L’article présentait des données indiquant qu’éviter de changer d’emploi en début de carrière peut freiner la progression des revenus, malgré la stigmatisation courante des changements d’emploi fréquents.
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