Les universités franciliennes réclament un plan d’urgence d’1 milliard d’euros pour 2027
À cinq mois de la présidentielle, des responsables d’universités d’Île-de-France accentuent la pression sur l’État pour obtenir un soutien financier en faveur des étudiants et des lycéens. Leur mobilisation met en avant les perturbations de cours, la fragilité des premières années et la nécessité d’anticiper dès maintenant les capacités d’accueil prévues pour 2027.
Points forts
- Une cinquantaine de responsables d’universités franciliennes réclament un plan d’urgence d’1 milliard d’euros de l’État pour 2027.
- France Universités propose une hausse budgétaire d’1 milliard d’euros en 2027, suivie d’1 milliard d’euros par an dès 2028 en investissements immobiliers.
- Le gouvernement promet 15 000 places d’enseignement supérieur supplémentaires d’ici 2027 et une réforme de Parcoursup d’ici 2028.
Mobilisation budgétaire avant l’échéance de 2027
Selon Le Monde, citant l’Agence France-Presse, une cinquantaine de responsables d’universités franciliennes ont défilé symboliquement vendredi 6 novembre entre le Sénat et Matignon pour demander une « action urgente » de l’État. Une quinzaine d’établissements participent au collectif, dont la Sorbonne, Assas, la Sorbonne-Nouvelle, Paris-Saclay et l’Institut national des langues et civilisations orientales.Les participants défilent dans le calme et ne demandent pas à être reçus par des membres du gouvernement ou des parlementaires. Ils veulent que l’État mobilise 1 milliard d’euros pour la jeunesse et déclenche un plan d’urgence pour l’université, à la fois immédiat et inscrit dans la durée.
Nathalie Drach-Temam, présidente de Sorbonne Université, affirme qu’« il y a urgence pour 2027 ». Elle souligne que les cours sont perturbés ou annulés, que les étudiants, notamment en licence et en première année, sont en situation de fragilité et que le personnel administratif est épuisé.
Capacité d’accueil et précarité étudiante au centre des demandes
Face au mouvement lycéen et étudiant, le gouvernement promet le remplacement progressif de Parcoursup d’ici à 2028 ainsi que 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur. Pour Nathalie Drach-Temam, ces places destinées à 2027 doivent être installées dès maintenant, ce qui renforce la demande de réponses concrètes et d’États généraux de la jeunesse.Fin octobre, environ 80 présidents et présidentes d’université réunis au sein de France Universités ont signé un manifeste faisant de la précarité étudiante une priorité et appelant à un plan de rénovation des campus. Ils proposent un effort budgétaire supplémentaire d’1 milliard d’euros dès 2027, avant une programmation pluriannuelle prolongée à partir de 2028 par un plan d’investissement immobilier d’1 milliard d’euros par an.
Vendredi, le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, promet de son côté des « sanctions » dans les lycées où l’accès aux salles est interdit dans le cadre du mouvement. Ce décalage entre réponse sécuritaire dans le secondaire et revendications budgétaires dans le supérieur illustre l’élargissement de la contestation à l’ensemble du parcours éducatif.
Dans un précédent article, nous revenions sur le budget rectificatif présenté par La France insoumise en vue de 2027, avec un ensemble de nouvelles recettes fiscales et des dépenses ciblées. Le plan mettait notamment l’accent sur des mesures en faveur de la jeunesse (allocation/garantie d’autonomie) et sur le financement de services publics, tout en affichant l’objectif de réduire le déficit.
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