Le G7 d’Evian met en avant une coordination renforcée sur la Russie et le Moyen-Orient
Réuni à Evian, le sommet du G7 se présente comme une séquence de resserrement politique entre dirigeants après plusieurs mois de divergences. Emmanuel Macron affirme que les échanges permettent de mieux coordonner la réponse aux crises internationales et de travailler sur les grands défis communs.
Points forts
- Le sommet du G7 à Evian du 17 juillet fait consensus sur l’intensification de la pression collective sur la Russie, malgré des divergences antérieures.
- Les pays du G7, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, actent l’absence de toute volonté sérieuse de négociation de la part de la Russie.
- Un accord qualifié de « très bon » entre les U.S. et l’Iran sur la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz recentre la priorité du G7 sur la sécurisation énergétique.
Coordination diplomatique mise en avant à Evian
Comme le rapporte Le Monde, Emmanuel Macron salue le « succès » du sommet du G7 tenu mercredi 17 juillet à Evian et décrit trois jours de discussions comme un moment d’unité, de coopération et d’échanges de qualité entre les chefs d’Etat et de gouvernement. Lors d’une conférence de presse, le président français estime que cette réunion permet une coordination étroite face aux crises internationales, après des mois de désaccords entre alliés.Le chef de l’Etat met notamment en avant la « remobilisation du G7 » pour accroître la pression sur la Russie. Il souligne que les sept puissances industrialisées, U.S. compris, actent l’absence de « volonté sérieuse » de la Russie de négocier.
Pressions sur Moscou et accord autour d’Ormuz
Parmi les principaux dossiers abordés figure aussi le Moyen-Orient. Emmanuel Macron salue le « très bon accord » conclu entre les U.S. et l’Iran sur le conflit régional, en présentant cette avancée comme un point important des discussions du sommet.Il ajoute que les pays du G7 réaffirment que le droit de passage en transit, sans entrave et sans redevance à travers le détroit d’Ormuz, constitue un élément central du début de cet accord. Cette position replace la sécurité des flux maritimes et énergétiques au coeur des priorités diplomatiques du groupe.
Dans notre précédent article sur la baisse des prix du pétrole après l’accord provisoire entre les États-Unis et l’Iran, nous expliquions que le reflux du Brent et du WTI était lié à la diminution de la prime de risque géopolitique. Nous soulignions toutefois que les marchés restaient prudents, faute de garanties sur un retour complet à la normale du trafic de pétroliers et sur la réouverture effective du détroit d’Ormuz.
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