Le Sénat français aborde le renouvellement de septembre sans basculement attendu, le RN vise un groupe

Le Sénat français aborde le renouvellement de septembre sans basculement attendu, le RN vise un groupe
Sénat : RN vise un groupe

À l’approche des sénatoriales du 27 septembre, la majorité de la droite et du centre au Sénat ne semble pas menacée malgré de nouveaux enjeux pour les principaux partis. Le scrutin, qui renouvelle 178 des 348 sièges, pourrait toutefois permettre au Rassemblement national de constituer pour la première fois un groupe avec l’appui de ses alliés de l’UDR.

Points forts

  • 178 sièges sur 348 du Sénat français seront renouvelés en septembre 2024, structurés par le vote de 93 469 grands électeurs principalement issus des municipales.
  • Les Républicains et l'Union centriste devraient conserver leur domination au Sénat, soutenus par un corps électoral issu à 95 % des élections municipales.
  • Le Rassemblement national, appuyé par l’UDR, vise la formation de son premier groupe sénatorial, sans remettre en cause l’avantage droite-centre.

Un scrutin largement structuré par les municipales

Comme le rapporte Le Monde, 178 sièges sur 348 sont à pourvoir cette année lors du renouvellement par moitié du Sénat, organisé tous les trois ans. Au total, 93 469 grands électeurs, dont 88 937 délégués des conseils municipaux, sont appelés à voter dans 64 circonscriptions de la série 2, de l’Ain à l’Indre et du Bas-Rhin aux Bouches-du-Rhône, hors région parisienne.

Outre-mer, le renouvellement concerne la Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française. La moitié des sénateurs représentant les Français établis hors de France est également renouvelée.

Ce mode de scrutin limite les perspectives de renversement brutal au Palais du Luxembourg, où la gauche ne dispose de la majorité que durant trois ans sous la Ve République, entre 2011 et 2014. Claude Malhuret, sénateur Horizons de l’Allier, estime ainsi qu’il n’y aura pas de révolution au Sénat.

La droite conserve l’avantage, le RN cherche une percée

Le point qui suscite le moins d’incertitude reste la place de Les Républicains, qui doit demeurer la première force de la chambre haute. Gérard Larcher affiche sa confiance pour LR et pour son principal allié, le groupe Union centriste.

Dans un entretien publié par Le Figaro le 8 juillet, le président du Sénat souligne que 95 % du corps électoral est issu des élections municipales, un scrutin favorable à la droite et au centre. Dans cette configuration, les grands équilibres institutionnels devraient être préservés, même si l’élection peut modifier les rapports de force à la marge.

Le principal enjeu politique porte sur la capacité du Rassemblement national à transformer sa progression locale en présence structurée au Sénat. Avec le soutien de ses alliés ciottistes de l’UDR, le parti peut espérer constituer pour la première fois un groupe, sans remettre en cause la domination de la droite et du centre.

Dans notre précédent article sur le renouvellement partiel du Sénat, nous expliquions que la majorité de droite et du centre ne semblait pas menacée, mais que le scrutin restait décisif pour l’équilibre des groupes. Nous rappelions aussi que Les Républicains devraient conserver leur statut de première force, tandis que le Rassemblement national cherchait à constituer pour la première fois un groupe au Palais du Luxembourg avec l’appui de l’UDR.

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