Le marché du travail en France montre des signaux contrastés au premier trimestre

Le marché du travail en France montre des signaux contrastés au premier trimestre
Marché du travail contrasté

Les indicateurs publiés pour le marché du travail en France au premier trimestre 2026 montrent une évolution contrastée entre embauches, intérim et restructurations. Les signatures de contrats progressent légèrement tandis que l’emploi intérimaire recule et que les ruptures liées à un plan de sauvegarde de l’emploi diminuent.

Points forts

  • 12 200 ruptures de contrats sous plans de sauvegarde de l’emploi sont recensées au T1 2026, soit une baisse de 10,2 % sur un trimestre.
  • 6 577 900 contrats de travail sont signés au T1 2026 (+0,9 %), tandis que l’emploi intérimaire recule de 0,4 % sur la même période.
  • 1 226 000 formations CPF débutent en 2025, enregistrant une chute de 11 % sur un an après des mesures réglementaires affectant leur usage.

Indicateurs trimestriels de l’emploi et des ruptures

Selon DARES, 12 200 ruptures de contrats concernées par un plan de sauvegarde de l’emploi validé et ou homologué sont recensées au premier trimestre 2026, en baisse de 10,2 % par rapport au trimestre précédent, sur des données provisoires CVS-CJO.

Sur la même période, 6 577 900 contrats de travail sont signés, soit une hausse de 0,9 % d’un trimestre à l’autre. Les démissions restent stables avec 414 700 démissions de CDI, tandis que les licenciements atteignent 246 300.

L’emploi intérimaire recule de 0,4 % au premier trimestre 2026, ce qui traduit une forme d’instabilité persistante sur le marché du travail. En parallèle, le nombre moyen d’heures supplémentaires rémunérées par salarié s’établit à 16,3 heures, en légère hausse de 0,6 % sur un an.

Recul de la formation CPF et lecture du contexte

La DARES indique aussi que 1 226 000 formations débutent en 2025 dans le cadre du compte personnel de formation, en baisse de 11 % par rapport à 2024. Cette diminution intervient après l’introduction de mesures réglementaires importantes.

L’ensemble de ces données dessine un marché du travail où les flux d’embauche résistent, mais où plusieurs signaux de prudence demeurent visibles. Le repli de l’intérim, le niveau des licenciements et la baisse du recours au CPF suggèrent une phase d’ajustement pour les entreprises comme pour les salariés.

Dans notre précédent article sur le projet de vérification préalable du compte personnel de formation (CPF), nous expliquions que le gouvernement envisage de conditionner, pour certains actifs, la mobilisation des droits à une validation en amont. Nous soulignions aussi que cette orientation suscite des critiques, car elle est perçue comme une remise en cause de l’esprit de la réforme de 2018 et de l’accès autonome à la formation.

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