Banque de France signale un net ralentissement de l’activité en mai et un PIB stable au deuxième trimestre
L’économie française montre un affaiblissement marqué à l’approche de l’été, avec une progression de l’activité qui ralentit dans l’industrie, une contraction dans les services marchands et un léger recul dans le bâtiment en mai. Ce tassement intervient alors que les entreprises évoquent notamment l’effet du calendrier des jours fériés, tandis que la Banque de France estime que le PIB reste stable au deuxième trimestre.
Points forts
- La Banque de France signale en mai un net ralentissement de l’activité industrielle, un repli des services marchands et une légère baisse dans le bâtiment.
- Les chefs d’entreprise anticipent une amélioration en juin dans l’industrie et les services marchands, tandis que le bâtiment devrait se stabiliser.
- La Banque de France prévoit un PIB stable au deuxième trimestre, reflétant une faible dynamique malgré des perspectives sectorielles de court terme en amélioration.
Enquête de juin et évolution sectorielle
Comme l’indique la Banque de France, son enquête mensuelle de conjoncture repose sur les réponses d’environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 mai et le 3 juin. Elle fait apparaître un net ralentissement de l’activité en mai dans l’industrie, un repli dans les services marchands et une légère baisse dans le bâtiment.Dans l’industrie, le ralentissement touche surtout les secteurs confrontés à une demande atone, tandis que les activités liées à la défense et à l’aéronautique restent mieux orientées. Dans les services marchands, le recul est presque généralisé, même si l’hôtellerie-restauration, l’édition et certains services aux entreprises résistent. Dans le bâtiment, l’activité reste pénalisée par la faiblesse persistante de la construction neuve.
Les chefs d’entreprise anticipent toutefois une amélioration de l’activité en juin dans l’industrie et les services marchands, ainsi qu’une stabilisation dans le bâtiment.
Pressions sur les entreprises et portée macroéconomique
Les carnets de commandes demeurent jugés dégradés dans l’industrie manufacturière, même si l’incertitude ressentie par les entreprises continue de reculer après la hausse observée lors du déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Les situations de trésorerie restent globalement proches d’un niveau considéré comme normal, avec de fortes disparités selon les secteurs.Les tensions d’approvisionnement restent limitées, mais les prix des matières premières et de l’énergie continuent de peser sur les coûts de production. Dans ce contexte, les prix de vente poursuivent leur hausse, à un rythme toutefois moins soutenu qu’en avril.
Sur la base de cette enquête et d’autres indicateurs, la Banque de France estime que le PIB reste stable au deuxième trimestre. Ce diagnostic suggère que l’économie française traverse une phase de faible dynamique, malgré des perspectives d’amélioration à court terme dans une partie de l’appareil productif.
Dans un précédent article, nous avons analysé la hausse de l’action Safran, soutenue par une série de contrats et de partenariats dans la défense et l’aéronautique. Nous soulignions que cette dynamique renforçait les perspectives de croissance du groupe, tout en pointant des signaux techniques de surachat susceptibles d’ouvrir la voie à une consolidation à court terme.
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