Le cours de l'or rebondit vers les 4 550 dollars, la chute du pétrole ravivant la demande de valeurs refuges

Le cours de l'or rebondit vers les 4 550 dollars, la chute du pétrole ravivant la demande de valeurs refuges
L'or a bondi grâce à la chute du pétrole et à la baisse des rendements qui lui ont donné une nouvelle marge de manœuvre pour se redresser.

Le prix de l'or est remonté vers les 4 550 dollars mercredi 25 mars, après un recul généralisé du pétrole brut et des rendements du Trésor américain, ce qui a permis à l'or de se remettre de la forte liquidation de cette semaine. Ce mouvement a marqué un changement de ton notable par rapport à mardi, les acheteurs revenant une fois que la pression des marchés de l'énergie, du dollar et des prévisions de taux a commencé à s'atténuer.

Points forts

  • L'or s'est négocié à près de 4 550 dollars après avoir fortement rebondi par rapport à la session précédente.
  • Le brut Brent est retombé à 100 dollars, atténuant en partie le choc inflationniste sur les marchés.
  • La Fed est restée entre 3,50 % et 3,75 %, mais la baisse des rendements a brièvement amélioré le contexte pour l'or.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

L'or ne semble plus coincé au plancher de la fourchette de cette semaine. La reprise de mercredi a éloigné le métal de la zone située juste au-dessus de 4 400 dollars et a ramené le prix dans un territoire où les traders à court terme commencent à penser moins à limiter les dégâts et plus à savoir si la dynamique peut s'étendre.

Les 4 500 dollars sont donc la première limite à ne pas franchir. Un maintien au-dessus de cette ligne permettrait au rebond d'être crédible lors de la prochaine séance, tandis qu'une poussée vers les sommets intrajournaliers autour du milieu de la région des 4 500 $ suggérerait que l'effondrement du début de la semaine était plus une capitulation qu'une rupture de tendance.

Le support semble également plus clair. Si le rallye s'estompe, les traders surveilleront probablement si l'or peut rester ancré entre 4 480 et 4 500 dollars avant que le marché ne commence à rouvrir la bande inférieure qui a dominé les échanges lundi et mardi.

Dynamique du prix de l'or (février-mars 2026). Source : TradingView : TradingView.

Lorsque les points de pression se sont relâchés, l'or a réagi

Le changement le plus important est venu de l'énergie. Le pétrole brut Brent, qui avait alimenté les craintes inflationnistes et remis sur le tapis les préoccupations relatives aux taux d'intérêt réels, a fortement chuté mercredi, ce qui a atténué les tensions macroéconomiques qui avaient pesé sur les métaux en début de semaine.

Les taux ont également joué un rôle. Le rendement du Trésor américain à 10 ans s'est replié vers 4,32 % et le dollar a également perdu du terrain, ce qui a permis à l'or d'attirer de nouveaux acheteurs après avoir été repoussé à la baisse au cours des séances précédentes.

La définition de la politique monétaire n'est toutefois pas devenue facile. La Réserve fédérale maintient sa fourchette cible entre 3,50 % et 3,75 %, de sorte que l'or reste sur un marché qui peut rapidement devenir moins favorable si les craintes d'inflation ou la pression sur les taux reviennent.

Le prochain test est de savoir si les acheteurs restent intéressés

Pour que l'évolution soit constructive, il faudrait que l'or continue de bénéficier de la baisse des prix du pétrole et des rendements. Dans cette configuration, le marché a la possibilité de défier la zone supérieure des 4500 dollars et de commencer à reconstruire le type de structure à court terme qui a été brisée lors du précédent effondrement.

L'issue la moins confortable est que la journée de mercredi s'avère être un rebond de soulagement plutôt qu'une réinitialisation. Si le brut se stabilise et que les rendements augmentent à nouveau, l'or pourrait perdre une partie du rebond et revenir vers la moitié inférieure de la fourchette de cette semaine.

L'or est toujours au centre des discussions sur l'inflation et le risque, mais cette semaine a montré qu'il peut se négocier comme une soupape de pression aussi bien que comme un refuge. L'histoire générale reste celle de forces macroéconomiques concurrentes plutôt que celle d'une hausse à sens unique des valeurs refuges.

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