France, les recettes du tabac et de l’alcool reculent au premier trimestre

France, les recettes du tabac et de l’alcool reculent au premier trimestre
Tabac & alcool en baisse

Les accises sur le tabac et l’alcool ne rapportent que 3 milliards d’euros au premier trimestre 2026, contre 4 milliards un an plus tôt, ce qui souligne l’érosion durable de cette ressource fiscale. Ce repli contraste avec la progression des autres recettes fiscales, soutenue notamment par la fin du bouclier tarifaire sur l’électricité.

Points forts

  • Les taxes sur le tabac et l’alcool chutent à 3 milliards d’euros au premier trimestre 2026, soit une baisse de 25 % sur un an.
  • Les recettes du tabac diminuent de 6 %, celles de l’alcool de 10 %, reflétant une baisse de consommation persistante dans ces deux secteurs.
  • La hausse de 16 % des taxes sur l’énergie en raison de la fin du bouclier tarifaire compense partiellement le recul des recettes issues du tabac et de l’alcool.

Recul marqué des accises au début de 2026

Comme le rapporte la direction générale des finances publiques, des chiffres publiés mardi 9 juin montrent que les taxes sur le tabac et l’alcool tombent à 3 milliards d’euros au premier trimestre 2026, soit une baisse de 25 % sur un an.

Cette contraction représente un manque à gagner d’un milliard d’euros par rapport à la même période de 2025. Le mouvement apparaît d’autant plus net que, dans le même temps, les autres recettes fiscales progressent de plus de 2 %.

Une partie de la baisse s’explique par un effet technique. Certaines taxes sur le tabac, habituellement enregistrées en début d’année, ont finalement été comptabilisées au dernier trimestre 2025, ce qui réduit mécaniquement la collecte des premiers mois de 2026.

Consommation en baisse et effet sur les finances publiques

Même en neutralisant cet effet de calendrier, le recul reste significatif. Les recettes liées au tabac diminuent de 6 % en rythme annuel, tandis que celles provenant des alcools reculent de 10 %.

Cette évolution reflète le repli de la consommation dans ces deux catégories, alors que l’Etat bénéficie parallèlement d’une hausse des taxes sur l’énergie. La fin du bouclier tarifaire sur l’électricité fait bondir ces dernières de 16 %, compensant en partie la faiblesse persistante des recettes issues du tabac et de l’alcool.

Dans notre précédent article sur Pernod Ricard (RI), nous analysions un contexte de pression vendeuse persistante sur le titre, malgré une initiative de responsabilité sociale visant à lutter contre la consommation nocive d’alcool. Cette lecture mettait en avant un marché prudent à court terme, avec des niveaux techniques clés à surveiller, sur fond d’évolution des attentes réglementaires et sociétales autour des boissons alcoolisées.

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