Jean-Noël Barrot plaide pour des référendums institutionnels avant la présidentielle française de 2027

Jean-Noël Barrot plaide pour des référendums institutionnels avant la présidentielle française de 2027
Barrot relance la démocratie

À l'approche de l'échéance présidentielle de 2027, Jean-Noël Barrot défend une refonte institutionnelle destinée à redonner du poids politique aux citoyens. Le ministre des affaires étrangères met en avant la décentralisation, un service civique ou militaire obligatoire et un recours rapide au référendum comme axes de relance démocratique.

Points forts

  • Jean-Noël Barrot propose d'organiser des référendums institutionnels sur la décentralisation, la réforme des retraites et un pacte civique avant la présidentielle de 2027.
  • Barrot alerte sur le risque d'une présidentielle « confisquée » par le Rassemblement national ou La France insoumise, plaidant pour que le futur président s'engage à consulter les Français dès le début du mandat.
  • Le MoDem met la pression sur le bloc central pour restaurer sa crédibilité, insistant sur la nécessité de coalitions et sur le rôle stratégique du choix du premier ministre en 2027.

Propositions institutionnelles portées à Versailles

Comme le rapporte Le Monde, Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères et vice-président du MoDem, organise le 28 juin à Versailles une journée de débats baptisée Fête de la démocratie, où il expose devant environ 700 personnes plusieurs pistes de réforme pour le bloc central.

Il estime qu'il existe un risque de voir la présidentielle de 2027 « confisquée » par le Rassemblement national et La France insoumise, qu'il présente comme deux forces opposées mais dangereuses pour la démocratie française. Selon lui, le futur président doit s'engager, dès les cent premiers jours de son mandat, à soumettre plusieurs chantiers aux Français par référendum.

Parmi les priorités avancées figurent une organisation de l'Etat plus décentralisée, un nouveau contrat social entre générations avec notamment une retraite par points, ainsi qu'un pacte civique incluant un service civique ou militaire obligatoire. Jean-Noël Barrot évoque aussi un blocage total des réseaux sociaux s'ils ne respectent pas les règles fixées par les autorités françaises.

Pression sur le bloc central et enjeu de gouvernance

Allié d'Emmanuel Macron depuis 2017 avec le MoDem, Jean-Noël Barrot décrit une « fatigue démocratique » nourrie par l'aveuglement des élites face aux bouleversements du monde et par la colère croissante des classes moyennes et populaires. Dans cette perspective, il défend l'idée de « rendre le pouvoir aux Français » pour restaurer la crédibilité du centre en vue de 2027.

Il souligne aussi que le choix du premier ministre après l'élection pourrait être au moins aussi déterminant que celui du président, en raison de la nécessité de coaliser les différentes forces du bloc central en cas de victoire de cet espace politique. François Bayrou, présent à l'événement, insiste pour sa part sur le rôle des citoyens dans l'acceptation des choix de redressement, tandis que Yaël Braun-Pivet appelle à davantage de démocratie parlementaire, directe et locale.

Dans un précédent article, nous revenions sur une séquence politique marquée par des dossiers institutionnels et sociaux, avec en toile de fond les tensions liées à la présidentielle de 2027. Nous évoquions notamment les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, les débats sur l’aide à mourir à l’Assemblée nationale et la pression croissante autour de la dette publique, qui alimente les affrontements politiques.

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