Urssaf détaille les changements de cotisations sociales applicables au 1er janvier 2026

Urssaf détaille les changements de cotisations sociales applicables au 1er janvier 2026
Cotisations 2026 : ce qui change

La loi de financement de la Sécurité sociale modifie au 1er janvier 2026 plusieurs mécanismes de réduction et de cotisations pour les employeurs en France. Le dispositif inclut notamment la création d’une réduction générale dégressive unique, un relèvement du seuil d’application jusqu’à 3 Smic et une hausse de certaines contributions patronales.

Points forts

  • À partir du 1er janvier 2026, la réduction générale dégressive unique (RGDU) fusionne les actuelles réductions de cotisations, applicable jusqu’à 3 Smic contre 1,6 auparavant.
  • Le coefficient maximum de la RGDU atteint 0,3981 pour les entreprises de moins de 50 salariés et 0,4021 pour celles de 50 salariés ou plus, avec des formules distinctes.
  • Le taux patronal de la cotisation d’assurance vieillesse déplafonné passe de 2,02 % à 2,11 %, et la contribution patronale sur rupture conventionnelle grimpe de 30 % à 40 % dès 2026.

Réforme des allègements et nouveaux paramètres

Comme l’indique l’Urssaf, la réduction générale dégressive et les réductions des taux de cotisations d’assurance maladie et d’allocations familiales fusionnent en 2026 dans une réduction générale dégressive unique, ou RGDU.

Cette nouvelle réduction s’applique aux revenus d’activité, majorés le cas échéant des primes de partage de la valeur, lorsqu’ils restent inférieurs à 3 Smic en vigueur, contre 1,6 Smic auparavant. La formule de calcul du coefficient est également modifiée, avec des paramètres distincts selon la taille de l’employeur.

Pour les entreprises de moins de 50 salariés, le coefficient maximum atteint 0,3981, avec un T min de 0,0200 et un T delta de 0,3781. Pour les employeurs de 50 salariés et plus, le coefficient maximum s’établit à 0,4021, avec le même T min de 0,0200 et un T delta de 0,3821.

Le Smic retenu pour le calcul du coefficient en 2026 correspond au niveau en vigueur, en intégrant les éventuelles revalorisations. Il est aussi majoré, le cas échéant, des heures supplémentaires et complémentaires.

Effets pour les employeurs et coût du travail

Parallèlement, le taux patronal de la cotisation d’assurance vieillesse déplafonné augmente à compter du 1er janvier 2026. Il passe de 2,02 % à 2,11 %, ce qui relève directement le niveau des charges supportées par les employeurs concernés.

Une autre évolution concerne l’indemnité versée lors d’une rupture conventionnelle individuelle. La contribution patronale applicable sur cette indemnité passe de 30 % à 40 %, et ce nouveau taux s’applique aux indemnités de rupture versées au titre d’un contrat de travail dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026.

Dans l’ensemble, ces mesures redessinent l’équilibre entre allègements généraux et relèvement de certains prélèvements patronaux. Pour les entreprises, l’enjeu porte à la fois sur l’adaptation de la paie au nouveau mode de calcul et sur l’évaluation de l’impact des hausses de taux sur le coût du travail en 2026.

Dans un précédent article sur la hausse des heures supplémentaires rémunérées en France au premier trimestre 2026, nous indiquions qu’elles atteignaient en moyenne 16,3 heures par salarié à temps complet concerné, avec des écarts marqués selon la taille des entreprises. Nous soulignions aussi que certains secteurs comme le transport-entreposage, la construction et l’hébergement-restauration concentrent les volumes les plus élevés, reflétant une pression opérationnelle plus forte sur l’organisation du travail.

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