L'AMF étudie la montée des échanges de clôture sur les actions françaises

L'AMF étudie la montée des échanges de clôture sur les actions françaises
Echanges en forte hausse

La structure de négociation des marchés actions européens évolue depuis plusieurs années, avec une concentration croissante des échanges à la clôture. En France, ce mouvement est particulièrement visible, le fixing de clôture représentant désormais plus de la moitié des échanges sur le marché réglementé.

Points forts

  • L'AMF rapporte que la part des montants exécutés lors du fixing de clôture sur le CAC 40 est passée de 36% à 53% entre 2018 et 2025.
  • Aucune dégradation structurelle de la liquidité, de la volatilité ou du processus de formation des prix n'a été observée sur le marché réglementé hors épisodes exceptionnels.
  • La fragmentation du marché s'accentue à la clôture, avec un tiers des échanges du CAC 40 réalisés à ce moment sur divers lieux de négociation, les banques dominant cette phase.

Étude de l'AMF sur l'évolution du fixing

Selon AMF, l'Autorité des marchés financiers a indiqué avoir analysé l'évolution des échanges à la clôture sur les actions françaises entre 2018 et 2025, dans le cadre de sa mission de surveillance des marchés. Cette analyse porte sur le processus qui détermine le cours officiel de clôture et sur ses effets sur la qualité du marché, la fragmentation des lieux d'exécution et le comportement des intervenants.

Sur les actions du CAC 40, la part des montants exécutés lors du fixing de clôture est passée de 36% à 53%. L'évolution s'explique à la fois par une hausse des volumes négociés à la clôture et par un recul des échanges réalisés pendant la séance continue, un phénomène qui concerne surtout les grandes capitalisations du SBF 120.

L'étude ne met toutefois pas en évidence de dégradation structurelle de la liquidité, de la volatilité ni du processus de formation des prix sur le marché réglementé, hors épisodes exceptionnels de tensions géopolitiques ou sanitaires.

Fragmentation accrue et effets pour le marché français

L'AMF constate que la fragmentation des marchés, déjà largement présente pendant la séance continue, s'étend progressivement à la phase de clôture. Si le fixing du marché réglementé concentre encore la majeure partie des montants exécutés à la clôture, d'autres lieux de négociation développent des offres permettant l'exécution d'ordres au prix du fixing en dehors du marché primaire, sans participer directement à la formation du prix de clôture.

Selon l'analyse consolidée des transactions, les échanges réalisés à la clôture représentent un tiers des montants négociés sur les actions du CAC 40 tous lieux de négociation confondus. La séance continue reste donc la phase d'exécution dominante pour les investisseurs, sur un nombre croissant de plateformes.

L'étude souligne aussi des profils d'intervenants distincts selon les phases de marché. Les traders à haute fréquence restent les principaux acteurs de la séance continue, tandis que les banques concentrent la majorité des flux exécutés à la clôture, même si les traders à haute fréquence renforcent progressivement leur présence lors du fixing.

Dans notre précédent article sur l’action Michelin (ML), nous revenions sur la hausse du titre après la confirmation de la poursuite de son programme de rachat d’actions. Nous soulignions également le soutien d’indicateurs techniques (passage au-dessus des moyennes mobiles clés) et les principaux niveaux de support/résistance surveillés par le marché, dans un contexte d’actualité opérationnelle limitée.

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