L’AMF publie une étude sur l’influence des réseaux sociaux sur les investisseurs particuliers du CAC 40

L’AMF publie une étude sur l’influence des réseaux sociaux sur les investisseurs particuliers du CAC 40
Réseaux sociaux & CAC 40

La progression de l’investissement particulier en actions s’accompagne d’un recours accru aux réseaux sociaux dans les décisions de Bourse en France. L’étude se concentre sur l’activité des investisseurs sur les actions du CAC 40 entre janvier et novembre 2024, avec une attention particulière portée aux jeunes épargnants et aux clients des néo-courtiers.

Points forts

  • Selon le baromètre AMF 2025, 12 % des investisseurs français consultent les réseaux sociaux des établissements financiers avant d'investir, proportion montant à 41 % chez les 18-24 ans.
  • L'étude AMF révèle que les investisseurs particuliers français réagissent principalement au volume de messages sur les réseaux sociaux, surtout les moins de 35 ans et clients des néo-courtiers, plutôt qu'à leur tonalité.
  • L'AMF souligne la nécessité d'accompagnement accru pour les jeunes investisseurs, ayant lancé en 2023 un certificat d'influence responsable en finance avec l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité.

Analyse de l’AMF sur les comportements de marché

Selon AMF, citant l’AMF, l’étude examine l’influence de la plateforme X, anciennement Twitter, sur l’activité des investisseurs particuliers détenant directement des actions du CAC 40. Elle s’appuie sur les données de déclaration de transactions remises au régulateur, afin de comparer les flux selon l’âge des investisseurs et le type d’intermédiaire utilisé, entre banques traditionnelles, banques 100 % en ligne et néo-courtiers.

L’Autorité des marchés financiers relève que les conseillers bancaires restent la principale source d’information des investisseurs, mais que les réseaux sociaux prennent une place croissante dans leurs arbitrages. D’après le Baromètre AMF de l’épargne et de l’investissement publié en décembre 2025, 12 % des investisseurs français consultent les comptes et publications des établissements financiers sur les réseaux sociaux avant d’investir.

Cette tendance est particulièrement marquée chez les 18-24 ans. L’étude rappelle qu’une recherche réalisée par l’OCDE pour l’AMF, publiée en novembre 2023, montre que 41 % des investisseurs de cette tranche d’âge s’informent par ce canal.

Impact sur les jeunes investisseurs et l’encadrement du marché

Les résultats mettent en avant un comportement contrariant des investisseurs particuliers français, qui achètent lorsque les cours baissent et vendent lorsqu’ils montent. L’étude note aussi que leur activité tend à augmenter en période de volatilité plus forte.

Les investisseurs apparaissent davantage sensibles au volume de messages publiés sur les réseaux sociaux qu’à leur tonalité. Le fait qu’un message soit positif, négatif ou neutre ne semble pas modifier l’activité de transaction, alors que la hausse du nombre de publications s’accompagne d’une réaction plus nette, surtout chez les moins de 35 ans et les clients des néo-courtiers.

Selon l’AMF, ces catégories réagissent moins aux informations fondamentales, comme le niveau des cours ou les communications des émetteurs, et davantage aux signaux issus des réseaux sociaux. À l’inverse, les clients des banques en ligne ajustent plus volontiers leur comportement en fonction des données fondamentales, tandis que les clients des banques traditionnelles restent les moins réactifs aux messages publiés en ligne.

Le régulateur estime que ces constats confirment la nécessité de poursuivre l’accompagnement des investisseurs, en particulier les plus jeunes, afin de les inciter à s’appuyer sur des sources fiables et diversifiées avant d’investir. Il rappelle qu’en 2023, avec l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité, il lance un certificat d’influence responsable en finance.

Dans notre précédent article sur l’action Dassault Systèmes (DSY), nous analysions une configuration technique hésitante, marquée par des indicateurs divergents et une évolution en range autour d’un support proche de 18,16 €. Nous soulignions une approche prudente en l’absence de catalyseur clair, avec une attention particulière portée à une éventuelle cassure des niveaux 17,78–18,94 € pour préciser la prochaine direction du titre.

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