Le gaz naturel est à nouveau sous pression alors que la tendance baissière se poursuit
Les événements géopolitiques restent le principal catalyseur de la volatilité sur le marché du gaz naturel.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

Toute nouvelle liée à l'Iran et au détroit d'Ormuz - par lequel transite une part importante du volume mondial de GNL - se répercute immédiatement sur les cotations. Le moindre signe d'escalade provoque une forte hausse des prix, en particulier en Europe (TTF), tandis que les signaux de désescalade entraînent des replis. Le marché négocie essentiellement les gros titres.
L'Union européenne continue d'importer activement du gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis, car la stabilité de l'approvisionnement interne reste remise en question. Cela rend le TTF vulnérable : toute perturbation de la logistique ou de la production américaine déclenche une flambée immédiate des prix. Par conséquent, le marché européen conserve un caractère nerveusement haussier.
La situation aux États-Unis est inverse : les stocks de gaz sont élevés, la production est stable et forte, et la demande saisonnière est faible (période printanière). Les prix du Henry Hub ont chuté pendant plusieurs séances consécutives, atteignant des niveaux mensuels bas. Cela crée une pression fondamentale à la baisse sur le marché américain.
La saison printanière est caractérisée par une faible demande : les périodes de chauffage et de climatisation ne sont pas actives. Les mises à jour météorologiques dominent désormais les facteurs macroéconomiques, déterminant les mouvements de prix à court terme, tandis que les injections de gaz dans les installations de stockage en Europe apportent un certain soutien aux cotations.
Les États-Unis augmentent leurs exportations de GNL dans un contexte de demande mondiale croissante, faisant du gaz une matière première mondiale à part entière, au même titre que le pétrole. C'est le thème clé de 2026, qui souligne le potentiel de croissance à long terme.
Au cours de la séance d'hier, les cotations du gaz naturel ont d'abord conservé un ton positif, mais leur hausse, comme prévu, s'est heurtée à des intérêts vendeurs. Ainsi, après avoir testé la résistance autour de 2,76 dollars, les cotations ont reculé jusqu'au support de 2,70 dollars, où elles se négocient actuellement. La tendance baissière à long terme reste en vigueur ; en cassant le support actuel, les baissiers pourraient tester la zone des 2,66-2,64 dollars, où des achats modérés sont possibles.
Les nouvelles en provenance du Moyen-Orient, ainsi que les commentaires de Donald Trump, restent les principaux déclencheurs de la volatilité sur le marché des ressources énergétiques.
Dernières actualités d’Natural Gas
- Forex
- Crypto