Des agences publiques françaises reportent une mobilisation contre les réformes de statut au 2 juillet

Des agences publiques françaises reportent une mobilisation contre les réformes de statut au 2 juillet
Mobilisation publique décalée

En pleine contestation sur l'avenir des opérateurs publics, des agents de plusieurs établissements d'Etat décalent au 2 juillet une manifestation initialement prévue fin juin. Le mouvement vise des réformes de statut, des suppressions de postes et des restrictions budgétaires dénoncées comme une menace pour les missions de service public.

Points forts

  • Les agents de plusieurs établissements publics français ont reporté leur mobilisation contre les réformes de statut au 2 juillet en raison de la canicule.
  • La CGT et le collectif Agences en lutte ! dénoncent suppressions d'emplois, coupes budgétaires, hausse du recours aux contractuels et fusions affectant les agences publiques.
  • Les représentants d'agences sanitaires et environnementales alertent sur licenciements, mobilités forcées et urgence sociale liés au projet de rapprochement régional de l'État.

Mobilisation repoussée sur fond de canicule

Comme l'a rapporté Le Monde, des agents de plusieurs établissements publics ont alerté mardi 23 juin sur le « danger de mort » qui les guette avec les projets de réforme de leur statut et de leurs fonctions, et ont reporté leur manifestation au 2 juillet en raison de la canicule.

Lors d'un point presse, Lise Soulier, représentante CGT à l'Institut national de l'information géographique et forestière, a dénoncé une dégradation commune à ces organismes, citant la remise en cause des statuts, les suppressions d'emplois, la hausse du recours aux contractuels, des fusions répétées, l'érosion des subventions et des coupes budgétaires.

Elle estime que ces évolutions détériorent les conditions de travail, précarisent les effectifs et empêchent les agents d'assurer pleinement leurs missions, en particulier celles relevant du service public. Selon elle, le gouvernement sert « les intérêts du privé » et détruit « pièce par pièce » les services publics en s'attaquant aux agences de l'Etat.

Pression croissante sur les agences sanitaires et environnementales

Plusieurs représentants réunis dans le collectif Agences en lutte ! ont également pris la parole, parmi lesquels des membres du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement, de l'Agence de la transition écologique, de Santé publique France et de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

Ils font état de licenciements, de réductions budgétaires et de mobilités forcées liées au projet de rapprochement local entre l'Ademe et les directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement, placées sous l'autorité du préfet de région.

Olivier Catelinois, épidémiologiste à Santé publique France, souligne que les agences sanitaires ont été créées pour séparer l'évaluation de la gestion et permettre aux décideurs de trancher sur une base éclairée. Pour Christophe Girard, de l'Agence nationale de la cohésion des territoires, la situation traduit une urgence sociale et sanitaire pour les habitants, les territoires et les personnels de ces agences.

Dans notre précédent article, nous revenions sur la mobilisation d’agents de plusieurs établissements publics, finalement repoussée au 2 juillet en raison de la canicule, face aux réformes envisagées. Nous y détaillions leurs griefs sur la dégradation des statuts, les suppressions d’emplois et les coupes budgétaires, ainsi que les risques pointés pour l’indépendance et la capacité d’action des agences sanitaires et environnementales.

Ce matériel peut contenir des opinions de tiers, aucune des données et informations sur cette page web ne constitue un conseil en investissement selon notre Avertissement. Bien que nous respections une stricte Intégrité Éditoriale, ce post peut contenir des références à des produits de nos partenaires.