Bloc central, le débat sur la primaire pèse sur la coordination pour 2027

Bloc central, le débat sur la primaire pèse sur la coordination pour 2027
Primaire 2027 : tensions au centre

La coordination entre les partis du bloc central se poursuit au Sénat alors que les formations alliées cherchent encore une méthode pour préparer l’élection présidentielle de 2027. La réunion du comité de liaison intervient sur fond de désaccord persistant entre Renaissance, favorable à une discussion sur une primaire, et Horizons, qui rejette toujours cette option.

Points forts

  • Le comité de liaison du bloc central, réuni mercredi avec Renaissance, Horizons, MoDem, UDI et les Radicaux, vise la préparation présidentielle 2027.
  • Renaissance propose un calendrier pour une éventuelle primaire, mais Horizons, via Christophe Béchu, réaffirme son opposition et critique la méthode.
  • Gabriel Attal et Edouard Philippe organisent chacun un meeting début juin et juillet, sans accord sur leur mode de désignation malgré des velléités de rapprochement.

Réunion du comité et désaccord sur la méthode

Comme le rapporte Le Monde, le comité de liaison voulu par Gabriel Attal se réunit mercredi pour la deuxième fois afin de rassembler les principales composantes du bloc central autour de la préparation de la présidentielle. Sont présents Franck Riester pour Renaissance, Christophe Béchu pour Horizons, Marc Fesneau pour le MoDem, Hervé Marseille pour l’Union des démocrates et indépendants, ainsi que Nathalie Delattre pour le Mouvement radical.

Renaissance entend y présenter de nouvelles propositions, dont un calendrier pour une éventuelle primaire. Gabriel Attal, qui a officialisé sa candidature à l’Elysée, avait annoncé la semaine précédente que son parti voulait préciser les modalités d’un possible départage entre prétendants.

Christophe Béchu réaffirme toutefois mercredi matin l’opposition d’Horizons à cette perspective. Sur Sud Radio, le secrétaire général du parti juge qu’« une primaire n’est pas possible » et critique une initiative qui, selon lui, ne correspond pas au niveau des enjeux politiques du moment.

Rapport de forces entre Attal et Philippe

La question de la méthode de désignation reste sensible alors que Gabriel Attal et Edouard Philippe avancent déjà leurs propres échéances politiques. Le premier réunit ses soutiens le 30 mai lors d’un meeting à Paris, tandis que le second organise une réunion publique le 5 juillet dans la capitale.

Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron laissent néanmoins entendre qu’un rapprochement pourrait intervenir au profit du candidat le mieux placé avant le premier tour. Dans cette perspective, le comité de liaison apparaît comme un cadre de coordination politique, mais sans accord à ce stade sur l’outil d’arbitrage entre les ambitions concurrentes.

Dans notre précédent article sur la candidature de Karim Bouamrane à la présidentielle de 2027, nous expliquions comment le maire socialiste de Saint-Ouen cherchait à incarner une ligne social-démocrate « républicaine » tout en excluant toute convergence avec La France insoumise. Nous soulignions également son rejet d’une primaire à gauche et les tensions avec LFI, dans un contexte de fragmentation des forces progressistes.

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