France, les ventes de voitures électriques progressent malgré le recul du marché automobile

France, les ventes de voitures électriques progressent malgré le recul du marché automobile
Électriques en hausse

Sur les quatre premiers mois de 2025, le marché automobile français reste orienté à la baisse tandis que les immatriculations de voitures électriques neuves accélèrent nettement. Cette dynamique porte les ventes de modèles électriques à 148 302 unités, alors que l'ensemble des ventes de voitures neuves recule encore par rapport à l'avant-crise sanitaire.

Points forts

  • Les ventes de voitures électriques neuves ont progressé de 48 % en France sur les quatre premiers mois de l'année, atteignant 148 302 unités.
  • En avril, les ventes de voitures neuves toutes motorisations confondues affichent un léger recul de 0,26 % sur un an à 138 339 unités.
  • Sur les quatre premiers mois de 2024, le marché automobile français reste inférieur de 27,19 % à son niveau de 2019 malgré la croissance de l'électrique.

Progression des électriques depuis janvier

Comme l'a annoncé la Plateforme automobile, les ventes de voitures électriques neuves bondissent de 48 % en France sur les quatre premiers mois de l'année, à 148 302 unités, selon Le Monde. L'organisation, qui regroupe l'ensemble des constructeurs, met ainsi en évidence un contraste marqué entre l'électrique et le reste du marché.

En avril, les ventes de voitures neuves toutes motorisations confondues s'établissent à 138 339 unités, soit un tassement de 0,26 % sur un an. Depuis janvier, 539 895 automobiles neuves ont été vendues dans le pays.

Un secteur toujours sous pression

À l'échelle du marché total, le recul atteint 1,6 % par rapport aux quatre premiers mois de 2025, selon les chiffres communiqués par la PFA. Le secteur reste aussi très en dessous de ses niveaux d'avant la crise sanitaire.

Par rapport à la période comparable de 2019, la baisse ressort à 27,19 %, ce qui souligne que la reprise des immatriculations demeure incomplète malgré la forte progression des véhicules électriques.

Dans notre précédent article sur la stagnation du PIB français au premier trimestre 2026, nous expliquions que la demande intérieure et le commerce extérieur avaient pesé sur l’activité, rendant l’objectif de croissance 2026 plus difficile à atteindre. Nous soulignions aussi la remontée de l’inflation à 2,2 % en avril, tirée par la hausse des prix de l’énergie, sur fond de tensions géopolitiques — un contexte qui pèse sur le pouvoir d’achat et, plus largement, sur les marchés de consommation.

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