Le marché automobile français voit les prix du neuf reculer en 2025, tiré par la baisse de l'électrique
Après plusieurs années de hausse continue, les prix des voitures neuves achetées par des particuliers en France reculent en 2025. Le repli est surtout porté par les modèles électriques, dont la baisse de prix soutient la demande sur le marché.
Points forts
- Le prix moyen d'un véhicule neuf en France baisse de 35 200 euros en 2024 à 34 600 euros en 2025, soit un recul de 2 %.
- Les modèles 100 % électriques enregistrent une diminution de prix plus prononcée, avec une baisse de 4 % en 2025.
- En mai 2025, un tiers des voitures neuves achetées par des particuliers est entièrement électrique, stimulé par la réduction des prix.
Recul des prix observé en 2025
Comme le rapporte Le Monde, une étude menée pour la deuxième année consécutive par l'Institut Mobilités en transition et le cabinet C-Ways suit l'évolution des prix des voitures neuves en France. Cette nouvelle édition met en évidence un début d'inflexion après une longue phase de renchérissement du marché.Le prix de vente moyen d'un véhicule neuf acheté par un particulier, hors remises, aides et malus, passe de 35 200 euros en 2024 à 34 600 euros en 2025. Cela représente une baisse de 2 % toutes motorisations confondues, tandis que les modèles 100 % électriques affichent un recul plus marqué de 4 %.
Un signal favorable pour la demande
La première édition de l'étude, publiée en mai 2025, estimait que les prix des véhicules neufs achetés en France avaient augmenté de 24 % entre 2020 et 2024, soit 6 800 euros de plus en moyenne. Selon les auteurs, cette flambée expliquait en grande partie la chute des ventes observée sur la période.Le reflux enregistré en 2025 apparaît donc comme un changement notable pour le secteur automobile français. Le résumé de l'étude souligne aussi qu'en mai, une voiture sur trois achetée par un particulier fonctionne uniquement à l'électricité, un indicateur qui montre l'effet des tarifs plus bas sur l'adoption de ces véhicules.
Dans notre précédent article sur le débat autour d’une baisse de la TVA sur l’essence et le gazole en France, nous expliquions pourquoi le Conseil des prélèvements obligatoires écartait l’idée d’un geste fiscal généralisé malgré la hausse des prix du pétrole. Le rapport plaidait en revanche pour un allègement des taxes sur l’électricité, avec l’objectif d’adapter la réponse publique au choc énergétique selon les sources d’énergie.
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