Centre-Val de Loire maintient ses investissements pharmaceutiques malgré les tensions au Moyen-Orient
Dans le Centre-Val de Loire, les fabricants de médicaments poursuivent l’extension de leurs sites industriels malgré la hausse des coûts énergétiques et les perturbations commerciales liées au conflit au Moyen-Orient. Troisième pôle français du secteur, la région continue d’investir pour soutenir la production et préparer l’innovation, même si des tensions apparaissent sur les approvisionnements.
Points forts
- Les entreprises pharmaceutiques de Centre-Val de Loire poursuivent leurs investissements industriels malgré les tensions géopolitiques et de nombreux chantiers en cours.
- La région, troisième pôle français du médicament avec environ soixante entreprises, maintient ses projets d'expansion et d’innovation malgré les risques liés au conflit au Moyen-Orient.
- Norgine à Dreux subit une hausse de 10 à 15 % des coûts énergétiques et craint des difficultés d’approvisionnement dues à la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz.
Investissements industriels sous pression géopolitique
Comme le rapporte Le Monde, la « vallée du médicament », qui s’étire de l’Eure-et-Loir jusqu’aux abords de la Touraine, reste marquée par de nombreux chantiers, avec des grues et des échafaudages visibles autour des sites de production pharmaceutique. Laboratoires et sous-traitants du secteur engagent des millions d’euros pour agrandir leurs usines, maintenir le rythme de fabrication et renforcer leurs capacités d’innovation.Les travaux se multiplient dans cette zone qui regroupe environ soixante entreprises, constituant le troisième pôle français de fabrication de médicaments derrière l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Malgré les répercussions du conflit, ces acteurs poursuivent leur transformation avec un optimisme prudent.
Coûts de l’énergie et risques logistiques
Cyril Tavier, directeur général de Norgine à Dreux, indique que les charges liées à l’énergie augmentent de 10 % à 15 % par rapport aux coûts de production prévus. Il souligne aussi des difficultés anticipées sur les stocks de sécurité nécessaires à la fabrication des médicaments.Selon ce dirigeant, la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pèse sur les chaînes d’approvisionnement du secteur. Pour la filière pharmaceutique régionale, la résistance actuelle repose donc sur la poursuite des investissements, mais elle reste exposée à une dégradation durable des coûts industriels et des flux commerciaux.
Dans notre précédent article sur la réouverture du détroit d’Ormuz, nous expliquions que trois superpétroliers saoudiens avaient repris le transit peu après un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin au conflit. Nous soulignions aussi que le retour à un trafic normal devait prendre du temps malgré des premiers effets immédiats, notamment une détente des prix du Brent et une reprise progressive des opérations maritimes.
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